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Poétesses et poètes d'un soir
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S L A M, |
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SLAM, LE
MOUVEMENT |
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Le slam est un spectacle sous forme de rencontres de poésie. Créé par Marc Smith à Chicago dans les années 80, il a suscité rapidement un engouement médiatique qui lui permet de se propager dans le monde entier. Il apporte un renouveau à la poésie orale et met en valeur l'art de la performance poétique. Le slam se déroule dans des lieux publics, bars, cafés, salles de spectacles, MJC, cinémas, tous les espaces pouvant réunir poètes et spectateurs. Il permet aussi de présenter de la poésie orale sur des sites inhabituels, bureaux de poste, librairies, écoles, hôpitaux, prisons ou marchés en plein air par exemple. Seule condition pour participer, s’inscrire auprès du présentateur. Le slam donne la parole à toutes et à tous, avec une liberté totale de style, de genre et de sujet traité. En France, le mouvement se développe depuis 1998. Les scènes fleurissent à Paris et se multiplient dans toute
la France. L'entrée est libre et la plupart des scènes sont des rencontres poétiques
s'appuyant sur l'alibi convivial : Lors des compétitions "pour rire", le jury est constitué de cinq personnes tirées au sort dans le public. Les règles sont les suivantes :
Les règles peuvent varier d’un tournoi à l'autre mais doivent toujours s’appuyer sur ces principes de base pour assurer la cohésion du spectacle. Tous les poètes participent au premier tour. Les mieux notés participent au tour suivant et ainsi de suite jusqu’à la finale. Des lots sont offerts aux vainqueurs pour les encourager à continuer de pratiquer la poésie orale. Aux États-Unis, dans la plupart des villes et sur les scènes régulières, un tournoi annuel est organisé pour sélectionner les participants au Slam National. En mariant poésie et spectacle interactif, le slam est le terrain d’expression idéal pour tous les poètes et toutes les formes de poésie. Il touche tous les publics, bien au delà des cercles littéraires classiques. Il suffit de se rendre à un slam pour constater l'engouement populaire : Mission accomplie ! Tsunami MC, d’après Slampapi.com, le site de Marc Smith, fondateur du mouvement Slam. |
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SLAM,
LA PHILOSOPHIE |
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J'ai créé un
show au Green Mill intitulé "Uptown Poetry Slam". On fêtera bientôt son
vingtième anniversaire. Il a été joué pour plus de soixante dix
mille personnes, et autant de bouches et de paires d'oreilles. Certains l'ont trouvé "nul à chier" et d'autres l'ont trouvé "génial".
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TSUNAMI MC, poète slameur |
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Tsunami MC est poète, photographe, musicien. Il se passionne depuis toujours pour la communication orale, écrite, audiovisuelle. Chef d'entreprise pendant dix ans, il a travaillé en tant que rédacteur, musicien, journaliste presse, radio, télévision et multimédia interactif. Surnommé le "griot blanc de Paris" par Manu Dibango dans les années 80, il découvre le slam en janvier 2002 au bar des Lucioles à Paris. Il s'engage activement dans le mouvement avec Slam Productions avant de voler de ses propres ailes slam en 2003. Son objectif : contribuer au développement de la libre expression, de la pratique de l'écriture et de la poésie par le slam. Depuis janvier 2002, Tsunami MC s'est produit ou se produit avec les slameurs :
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L'HISTOIRE
DU SLAM |
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I) INTRODUCTION Mouvement poétique, social et culturel, le «slam» apparaît à Chicago dans les années 80. Il hérite des cultures poétiques européennes, américaines et africaines en y ajoutant la ferme volonté de donner la parole à toutes et tous. Basé sur la notion de communauté, le slam affirme le caractère démocratique de la poésie et lui ajoute une dimension de spectacle La «slam family» s’inspire du mouvement punk et rejoint parfois le hip hop par ses revendications sociales. Mais surtout, le slam abolit les frontières cloisonnant les styles, les genres, les poètes de la rue et les poètes «académiques». Marc Smith, un jeune écrivain de Chicago, baptise le mouvement «slam» ( «claquer» en anglais). Dans un bar nommé le Green Mill, il organise des compétitions de poésie ( "Uptown Poetry Slam") arbitrées par le public. Ces rencontres-combats «pour rire» connaissent un vif succès, relayé par les médias dès 1987. Le mouvement gagne San Francisco par le biais de l’Association Nationale de Poésie, puis l’ensemble du territoire américain. L’International Organization of Performing Poets structure et resserre les liens entre les nombreuses équipes qui organisent des slams à travers les États-Unis. Le mouvement se propage et se fédère avec le premier Grand Slam National Américain en 1990 à San Francisco. La «slam family» tire sa force de la diversité des voix et de l’organisation très précise des championnats, régis par des règles strictes qui permettent au mouvement de rester à la fois ouvert et créatif sans perdre la notion de communauté. En 1996, deux journalistes s’intéressent au slameur Saül Williams, vainqueur de plusieurs compétitions américaines et vedette des documentaires «Underground Voices» et «Slam Nation» de Paul Devin. Surtout, il participe à la rédaction du film «Slam» réalisé par Marc Lévin en 1997, dont il joue le rôle principal. Caméra d’or au Festival de Cannes 1998, ce film fait mondialement connaître le mouvement. CNN, MTV et la presse font sortir la «Slam Family» du milieu underground. Le mouvement se développe alors en Europe, dans le monde, d'Israël à Singapour en passant par l'Australie. Les scènes et les associations se multiplient à Paris, St Denis, Mantes la Jolie et en province. En France, le slam conserve surtout de son modèle américain la notion de communauté mais les slams sont plus généralement des scènes ouvertes sans jury plutôt que des compétitions. II) DEVELOPPEMENT : la naissance du slam (extrait du site polysémiques) A/Des origines non conventionnelles Art collectif, tribune de libre expression,
mouvement à forte revendication sociale, le Slam prend racine
dans une culture qui emprunte autant à la tradition de la poésie
américaine (de Walt Whitman à Allen Ginsberg) qu'à la culture
afro-américaine (des dirty dozens au toasting) et au mouvement
punk.
Dès
novembre 1987, les rencontres slam ont leur chronique dans le
Chicago Magazine et deviennent le grand événement de la ville.
Cette fois, tous les ingrédients sont là pour connaître le succès
: le public, l'esthétique, la contribution d'artistes, l'esthétique,
la participation de personnalités... En octobre 90, à San Francisco, Herman Berlandt et Jack Mueller
de l'Association Nationale de Poésie, organisèrent un festival
national de poésie auquel participèrent pour la première fois
les slameurs. Gary Glazner était en charge de l'organisation.
Glazner contacta Marc Smith afin de l'éclairer sur les moyens
logistiques d'organiser un slam. Le slam se fraya ainsi un chemin
jusqu'au département des affaires culturelles de Chicago. Le slam atteignit son apogée dans la ville de
Chicago, permettant à maints écrivains locaux de se faire connaître.
Le fossé entre les écrivains académiques et les slameurs se
creusa encore plus. Les slameurs de Chicago mettaient en avant la
question sociale. Formellement, ils évitent la rime, le système
métrique traditionnel, et d'employer comme sujet le
"je" usuellement réservé au style narratif. Le slam étant
un art oral de spectacle, ils refusent toute publication et édition. Depuis des compétitions sont régulièrement
organisées à échelle nationale dans de nombreux pays autres que
les USA (France , Royaume-Uni, Suède , Israël, Danemark, Suisse,
Singapour ….) , ce qui atteste de toute la vivacité du
mouvement slam. Peu de mouvements d’expression ( musicaux ou
poétiques) sont aussi cohérents , soudés et ouverts que la «
Slam family» des années 90. Celle-ci se distingue par son
organisation quasi rigide, qui génère émulation et créativité. Jusqu’en 1996 les divers
championnats et festivals représentent les évènements majeurs
de la scène slam et contribuent à sa popularisation. Ils sont
organisés sur trois échelles : locale , nationale
,internationale. Ce sont des évènements démocratiques et
fédérateurs, qui ressemblent beaucoup aux matchs sur rings
organisés à Chicago. Les règles sont très strictes et
l’ambiance oscille entre harangue, mouvements de contestation et
nuée d’applaudissements. Loin d’être un clan fermé, la « slam family
» entend créer des débats d’idées concernant tout un chacun
; elle pourrait être rapprochée du mouvement hip hop de part ses
revendications sociales : elle prône liberté d’expression et réalisme.,
elle chante la rue la violence et le désespoir, l’amour et les
rêves aussi… Jusqu’en
1996, le mouvement est resté relativement peu connu en dehors du
milieu underground. Quelques disques (GrandSlam ! en 1994) et
rapports journalistiques ( about : comtemporary poetry) donnèrent
au Slam une place de renégat dans la poésie contemporaine américaine.
Il restait une forme d’expression minoritaire, notamment auprès
des jeunes, dans les formes d’expression contemporaines. Elle
fut révélée grâce à l’intérêt des journalistes Tony Award
et Paul Devin qui collaborèrent avec le slameur Saul Williams.
Grand champion du Nuyorican Poetry Café de Brooklyn et vainqueur
de la compétition nationale de Portland en 1996, il fut mis en
vedette par Tony Award dans le documentaire »Underground Voices»
qui relate le championnat. Il contribua aussi à l’écriture de
« SlamNation »où Paul Devin analyse la montée en popularité
du Slam. |
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