de Meliaduse » Ven 23 Juil 2010 14:11
Lorsque la mer
Encercle
La démence du jour
Pour épouser
Le ciel
De ses crêtes furieuses
J’entends bruire
L’écume
Sur la grève noueuse
Et son souffle creuser
Mon impossible
Amour
Je vois passer
Des mondes
Placardés de soleil
Sur mes désirs
Cloués
Aux margelles des lames
Quand des lézardes
Blanches
Accroissant le sommeil
Effritent
Sur les dunes
Le sable de mon âme
J’aperçois
Des mirages
Effondrés de poussières
Soulevant
L’atmosphère
D’ombres évanouies
Lorsque
L’espoir s’enfuit
Vers des lointains de sel
Et s’estompe
D’un coup
Sous leur ventre bleui...
Je sais
Tant de mensonges
Fissurés de chimères
Suspendus aux poulies
De nos rêves
Blessés
Que le monde
Se plie
Dans une marge de terre
Pour gréer l’horizon
De confins en papier
Que le monde se joue
De nos pantins en larmes
Pour que glissent nos songes
A l’orée des jetées
Comme ces ports rouillés
Par l’allonge des vagues
Laissent l’infini
Mourir
Sous le cri des voiliers