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Autobio poèmes Parties
de nulle part
Mal
dans l'âme
Du
nord au sud
Huit
poèmes
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Dédiée à toutes les filles fleurissant le trottoir, à toutes les tapineuses de France et de Navarre, qui ont rangé l'espoir au fond d'un grand placard, je vomis cette symphonie des extérieurs, ce requiem en hommage à mes soeurs, fourguer sa chatte reste un bien dur labeur, prend soin d'elles, préserve-les seigneur.
Elle suce des bites le regard vide
La thune des michetons module son suicide,
Son existence tourne autour de zéro
Aller pécho, serrer fort le garrot.
Un mince filet de sang s'échappe de ses veines
Ses pupilles dilatées planent sur les zones urbaines,
Deux francs dans une fente, une seringue plastipak
Voyage en sanisette fermentant dans l'arnaque.
Elle joue la tigresse quand on lui prend les fesses
Mais son coeur transgressé lance des S.O.S,
Ses râles, ses soupirs, des appels de détresse
Refoulant ses larmes, sa peine et sa tristesse.
Feignant de jouir comme une chienne en rut
Blasée, désabusée, elle abandonne la lutte,
Isolée, solitaire, sursaturée d'insultes
Elle crie "nique la vie" et retourne faire la pute.
Parties de nulle part pour aboutir au tas
Quand la mort les emporte, on ne les voit même pas,
Parties de nulle part pour aboutir au tas
La souffrance, le néant, restent leurs seuls karmas,
Parties de nulle part pour aboutir au tas
Leurs corps sont encore chauds, on les oublie déjà.
Terrassée par la puissance de son addiction
Elle se vend sans sommations, poupée de chiffons,
Elle tapine même en phase terminale
Et meurt seule sur un lit d'hôpital.
Une tombe de plus pour une enfant du V.I.H
Une fosse commune en guise de dernière demeure,
Des horizons perdus comme échelle de valeurs
Un repos mérité pour une esclave du flash.
cinquante sacs pour un gramme, vingt sacs pour l'hôtel
Pour les survivantes la complainte est la même,
Formation continue pour avenir post-mortem
Shoote, baise et suce, éternelle ritournelle.
Turpitudes, servitudes, solitude et colère
Un dernier client, une poignée d'oseille,
Un aller simple au pays des merveilles
Une injection qui tue pour noyer la misère.
Parties de nulle part pour aboutir au tas
Quand la mort les emporte, on ne les voit même pas,
Parties de nulle part pour aboutir au tas
La souffrance, le néant restent leurs seuls karmas,
Parties de nulle part pour aboutir au tas
Leurs corps sont encore chauds, on les oublie déjà.
En pèlerinage vers l'au-delà, dans l'éternité mère elles trouveront la foi.
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