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poème
Les
envoûtés
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Les oiseaux tristes s’assoupissent
des diamants orphelins perlent sur les petites feuilles fragiles.
Moiteur en quête de bonheur.
Jardin sous la pluie, humide et lisse.
D’une ondulation décidée et tranquille
tu en écartes les rideaux de velours soudain empourpré.
Les lourds pans se resserrent sur ton passage.
Barque sur l’océan, tu te glisses
entre les nuages qui se frottent à tes flancs.
Tu flottes, serein, avide de naufrage.
Paré de ton costume de scène translucide,
te voici dans le gouffre, dans la salle des machines
qui gronde et crépite.
des étincelles te titillent, le fourneau rougeoie
tandis que tu t’approches du piano, marmiton espiègle et empressé.
De l’autre côté du miroir, sous les feux de la rampe,
tu es projeté en première ligne d’un combat corps à corps.
Le jardin grouille et fourmille, agité de 1001 vents contraires.
Envoûté, tu frissonnes et halètes,
soudain pris de tremblements incontrôlables.
Des ailes de papillons palpitants
caressent tes sursauts,
des écailles de crocodiles gourmands
rampent le long de ton corps brillant.
A mesure que tu t’enfonces frémissant
sous la voûte de feuillage mouillé
au plus profond de moi. |

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